4 juillet 2026
Qu'est-ce que le brunch fusion ? Définition et exemples
Origines du brunch, principes de la cuisine fusion, exemples concrets à Strasbourg — et réponse à la grande question : le brunch fusion est-il épicé ?

Le « brunch fusion », c’est deux mots qu’on voit partout et qu’on explique rarement. Chez PEACH, on en a fait notre métier au quotidien, à Strasbourg, entre Austerlitz et la Krutenau. Alors autant prendre le temps de bien définir la chose — que vous veniez bruncher chez nous un jour ou non.
D’où vient le brunch ?
Commençons par le premier mot. Le brunch n’est pas une invention d’Instagram : le terme apparaît en 1895, sous la plume du Britannique Guy Beringer, dans un essai intitulé « Brunch: A Plea » publié dans Hunter’s Weekly. Beringer y plaide pour un repas hybride du dimanche, pris en fin de matinée, qui remplacerait les lourds déjeuners d’après-messe : un mot-valise entre breakfast et lunch, pensé comme un moment « joyeux, sociable et stimulant » qui « balaie les soucis de la semaine ».
Plus d’un siècle plus tard, la promesse n’a pas bougé : se lever tard, prendre son temps, mélanger le sucré du petit-déjeuner et le salé du déjeuner, autour d’une grande tablée. Le brunch est, par naissance, un repas hybride. Retenez ce mot, il va servir.
La cuisine fusion : marier les traditions sans les trahir
Le second mot maintenant. La cuisine fusion consiste à combiner ingrédients et techniques de plusieurs traditions culinaires dans une même assiette. Le phénomène est ancien — l’UNESCO reconnaît la cuisine macanaise, née des échanges entre Portugal et Chine il y a plus de 450 ans, comme la première cuisine fusion au monde. Mais le terme s’est popularisé dans les années 1980, notamment en Californie, quand des chefs comme Wolfgang Puck ont marié technique française et saveurs asiatiques.
La bonne fusion n’est pas un collage : c’est un dialogue. On garde la logique d’un plat (une texture, une cuisson, un équilibre) et on y invite un ingrédient venu d’ailleurs, parce qu’il y apporte quelque chose que rien d’autre n’apporterait.
Pourquoi le format brunch s’y prête si bien
Le brunch fusion, c’est donc la rencontre de deux hybrides. Et ce n’est pas un hasard si le mariage fonctionne :
- Le brunch mélange déjà sucré et salé : la frontière la plus difficile à franchir en cuisine y est abolie d’office.
- C’est un repas sans protocole : pas d’entrée-plat-dessert imposé, donc une liberté totale de composition.
- On y prend son temps : les saveurs nouvelles se découvrent mieux sans montre au poignet.
- C’est un repas de partage : autour d’une table de brunch, on pioche, on goûte, on compare — le format idéal pour voyager à plusieurs.
À quoi ressemble un brunch fusion, concrètement ?
Le plus simple est de vous montrer comment on le pratique chez PEACH, où notre brunch est servi 7j/7, à l’assiette et 100 % fait maison.
Dans les assiettes
- Ivory Coast (17,50 €) : alloco (banane plantain frite), attiéké (semoule de manioc), salade kachumbari, poulet frit et sauce dja. L’assiette qui assume nos racines ivoiriennes — introuvable sur la plupart des tables de brunch.
- Harlem 20th Century (16,50 €) : nos pancakes salés emblèmes, esprit diner new-yorkais, revisités avec la précision d’une pâtisserie française.
Dans les tasses et les verres
- Bissap glacé maison (5,50 €) : l’infusion d’hibiscus, boisson emblématique d’Afrique de l’Ouest — la nôtre marie hibiscus de Côte d’Ivoire, citron noir d’Iran et fève de cacao.
- Matcha latte (4,70 €) ou Strawberry Matcha Latte (4,70 €) : le thé vert japonais en poudre, battu puis monté en strates avec lait onctueux et fraise.
Toutes nos boissons signatures sont travaillées comme des cocktails — sans alcool — et l’ensemble des prix est détaillé sur notre carte.
Le brunch fusion est-il épicé ?
C’est LA question qu’on nous pose, et la réponse est simple : non, pas par défaut. « Fusion » ne veut pas dire « pimenté ». Dans notre cuisine, les épices servent d’abord d’arômes — elles parfument, colorent, réveillent — et la chaleur reste dosée avec douceur, pour que chacun voyage à son rythme. Vous aimez quand ça pique ? Dites-le nous. Vous n’aimez pas du tout ? Dites-le nous aussi : on compose avec vous, pas contre vous.
Notre cadrage : Afrique, Asie, France — reliées par la pâtisserie
Chez PEACH, on ne cherche pas à faire « le tour du monde en une assiette ». Notre fusion suit un fil précis : l’Afrique (nos racines ivoiriennes : bissap, alloco, attiéké), l’Asie (matcha, fleur de pois papillon, yuzu) et la France, dont la technique pâtissière relie l’ensemble. Trois territoires, des recettes secrètes élaborées par la maison, et une exigence : que tout soit frais et fait sur place, du pain perdu au sirop.
Le meilleur moyen de comprendre le brunch fusion reste de le goûter. On vous attend 22 rue de la 1ère Armée, tous les jours dès 9h — et si vous préférez assurer votre table, la réservation en ligne prend une minute.